VALLABREGUES |
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133ème Régiment d'Infanterie dit « le régiment des Lions »En 1914 : casernement : Belley, Pierre-Châtel, fort des Rousses, fort l’Écluse Il fait partie de la 82e brigade d’infanterie, 41e division d’infanterie, 7e corps d’armée À la 41e D.I. d’août 1914 à juin 1917, puis à la 23e D.I. jusqu’en sept. 1917, puis à la 164e D.I. jusqu’en nov. 1918. Constitution en 1914 : 3 bataillons 4 citations à l’ordre de l’armée, fourragère jaune ; voir les citations
1914 Alsace : Cernay (08/08), Pont d’Aspach, Rougemont, Mortzwiller (14/08), Guewenheim, Aspach-le-Bas (16/08), Dornach, Brunstatt, Mulhouse Vosges : Soultz (25/08), Osenbach, Fraize (30/08), Couinche, Tête de Béhouille, Saint-Dié, col des Journeaux, Plainfaing, Le Fraiteux, bois du Palon, Saulcy près de 1200 h. hors de combat en 10 jours Saint-Dié (14/09), La Fontenelle, Spitzberg, Metzeral, Gemainfaing (même secteur jusque fin 14)
1915 Vosges (toute l’année) : secteur du Ban-de-Sapt du col d’Hermanpère jusqu’à la ferme de Fayemont puis Metzeral (juin), La Fontenelle (juil.), Ban-de-Sapt
1916 Vosges (janv.juin) : La Fontenelle, La Chapelotte Bataille de la Somme (juil.-sept.) : Fargny, Curlu, Hem, ferme de Monacu, ouvrage de Tatoï, bois de Riez, tranchée des Canthatises puis Bouchavesnes puis Argonne (oct.-nov.) : bois de la Gruerie, Vienne-la-Ville
1917 Aisne (janv.-avril) : Loivre, Brimont, Villers-Franqueux puis moulin de Loivre, bois Marrières, Le Chauffour, bastion du Luxembourg
Le 1e juin à Ville-en-Tardenois, une manifestation commence dans les baraquements du 23e RI. Elle gagne le cantonnement du 133e RI à Chambrecy ; les hommes réclament du repos, refusent de remonter aux tranchées, n’ont plus confiance aux généraux. Les manifestants gagnent Ville-en-Tardenois. Ils chantent l’internationale et arbore un drapeau rouge en tête de cortège. Les mutins se groupent devant la mairie. Le général BOLOT est entouré par les manifestants, reçoit des pierres tandis que ses étoiles et sa fourragère sont arrachées. C’est la première fois qu’un officier supérieur est molesté. Il semble que ce soit le général MIGNOT (aux côtés à du général BOLOT) qui ait sauvé la situation par des concessions opportunes, sans doute peu en accord avec la discipline, mais évidemment nécessaires. Le lendemain, vers 18 h, à Ville-en-Tardenois, recommence une nouvelle manifestation, de plus de 2000 hommes (un groupe du 120e RI a semble-t-il été débauché par les manifestants) qui se termine vers 22h. Devant une telle agitation, les 2 régiments sont emmenés en camions. Des incidents sporadiques se produiront encore les jours suivants. Des soldats ont été traduits en conseil de guerre : 5 condamnations à mort, suivies d’exécutions et 13 condamnations aux travaux forcés… (Guy Pedroncini -Les mutineries de 1917 éditions PUF)
« Je te dirais qu’ici tous mes camarades, c’est à dire ceux qui sont dans mon régiment, le 363e, ainsi que, le 23ème, le 133ème, le 229ème, le 170ème, ainsi que plusieurs autres, ont refusé de monter à l’attaque ; C’est la grève »… (Source : lettre d’un poilu du datée du 2 juin 1917)
Dans le JMO, les faits ne sont pas relatés, mais quelques indices prouvent leurs existences : 1e et 2 juin : « Stationnement sur les mêmes emplacements. Voir copie du rapport adressé par la voie hiérarchique au sujet des événements qui se sont produits ». 24 juin : « Le lieutenant-colonel BAUDRANT (qui commande le régiment) est remis à la disposition du ministre, et rejoint le dépôt de corps. Il est remplacé par le lieutenant-colonel KIFFER » 26 juin : 22 officiers (sur 37 !) quittent le 133e RI, et sont remplacés par des officiers venant de différents régiments
Les faits sont relatés dans divers journaux de marches d’unités de la 41e division : voir >>> ici <<< les documents officiels d’époque
Champagne (juil.) : Souain, ferme de Navarin puis en août-sept. : ferme de Navarin, route de Souain puis secteur de Reims (sept.-oct.) : Bétheny, Reims Verdun (nov.) : ravin du Helly, la Poudrière de Fleury, l’Herbebois, bois le Chaume puis en déc. : bois de la Caillette, les Caurières, Bezonvaux, Hardaumont
1918 Lorraine (janv.-avril) : forêt de Parroy, le Trapèze, bois Legrand Bataille de la Marne (juil.) : Hautevesnes, ravin de la Folie, ferme de Pétret, bois du Roi, bois du Châtelet, Autrecourt Paars (04/09), Vauxin Bataille des Flandres (sept.-nov.) : Langemarck, Poelcapelle, Hooglede, vallée de la Lys, château de Waregem
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42ème régiment d’infanterie dit : régiment « As de Carreau »En 1914, ses casernements ou lieux de regroupement sont
Belfort, Giromagny. Constitution en 1914 : 3 bataillons. 4 citations à l’ordre de l’armée, fourragère jaune, voir les citations
1914 défense de la place de Belfort (début août) Opérations d’Alsace : Pont d’Aspach, Burnhaupt, Mulhouse (6 au 9 août), Rixheuim, Dornach (mi-août) puis Somme : Proyart (fin août) Bataille de la Marne (5 au 13 sept.) : L'Ourcq ; Bouillancy, Sacy, Autrêches, Vingré Aisne (sept.-nov.) : Vic-sur-Aisne, plateau de Nouvron puis Oise (fin 14) : Tracy-le-Val, bois de Saint-Mard
1915 Aisne : combats de Crouy (8-12 janv.) puis Vingré, Berry (jusque juin) Oise (juin) : Quennevières puis Aisne : plateau de Vingré (juin-août) puis Champagne (août-nov.) : Saint-Hilaire puis secteur de Souain, épine de Védegrange
1916 Bataille de Verdun (fév. mars) : Dieppe, ferme d’Araigne, Eix, Damloup, bois Feuilla Saint Mihiel (mars-avril) : Les Paroches puis Verdun (avril-mai) : étang de Vaux Vosges (mai-juil.) : La Lauch, col de la Schlucht Bataille de la Somme : Bois de Riez, Bois de Hem (août), Bouchavesnes (mi-sept.) Champagne : Main de Massiges (oct.-janv 17)
1917 Aisne (fév.-mars) : La Neuville, Le Godat puis Chemin des Dames (avril) : Berméricourt Aisne (juin-juil.) : Courcy, Loivre Le 42e RI a perdu 1093 hommes dans les combats du 16 au 24 avril, pour la prise de Berméricourt. Il quitte la 14e division le 5 mai et placé en réserve du Grand Quartier Général par suite de la nouvelle réorganisation des divisions d’infanterie (qui passent à 3 régiments au lieu de quatre). Le 42e RI cantonne à Poilly avec le DD14 (dépôt divisionnaire de la 14e division d’infanterie) le 21 mai, puis à Vauciennes et Boursault, le 24 mai. Il part à Ville-en-Tardenois le 6 juin. Extrait du JMO « Le soir du 6 juin, des événements regrettables se produisent au D.D. (dépôt divisionnaire) de la 14e division qui occuper avec le 42e le camp de Ville-en-Tardenois. » « Des militaires principalement du DD (dépôt divisionnaire) du 44e RI, se livrent après 21 heures à une manifestation contre la guerre ; des cris de « Vive la Paix ! » ; le chant de l’Internationale retentissent, un drapeau rouge est déployé. » L’ordre est donné aux soldats du 42e RI de tirer …Ils tirent à la mitrailleuse sur les émeutiers… Les faits sont relatés dans divers journaux de marches d’unités de la 41e division : voir >>> ici <<< les documents officiels d’époque Marne (juil.-sept.) : butte de Tahure et du Mesnil Verdun (oct.-nov.) : cote 344 et ferme Mormont, ouvrage du Buffle puis Lorraine (déc.-avril 18) : ouest de la forêt de Parroy, Bauzemont, Arracourt
1918 Belgique (mai) : secteur de Locre, Loker, bois de Brulooze Marne (juil.) : bois de Lud, Chalmont, Les Crouttes, Givray puis Champagne août-sept.) : Pasly, bois de la Montagne, monts de Cuffies, bois du Ravin et de la Redoute, Clamecy Aisne (sept.) : Laffaux, l’Ange-Gardien, bois de la Colombe Flandres (oct.) : Langemarck, Roulers, Heirweg, combat du château d’Anteghem
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35ème régiment d’infanterie dit : régiment « As de Trèfle »En 1914, son casernement ou lieu de regroupement est
Belfort. Constitution en 1914 : 3 bataillons. 4 citations à l’ordre de l’armée, fourragère jaune, voir les citations
1914 Alsace (août) : Burnhaupt, Mulhouse, Rixheim, combat de Dornach puis Somme (août-sept.) : Rosières, Corbie, Harbonnières Bataille de la Marne (5-13 sept.) : L'Ourcq ; Bouillancy, Acy en Multien, Rouville, Vivières, Courtieux, Vic-sur-Aisne, Haute-Braye, Chevillecourt Aisne (sept.-déc.) : secteur de Soissons, Vingré, plateau de Confrécourt
1915 Aisne (janv.-août) : combats de Crouy (8-12 janv.) puis Vingré, Berry, Confrécourt Champagne (août-nov.) : bois Frédéric, bois de la cote 150, tranchée Hambourg, bois des Bouleaux, bois Guillaume, tranchée des Tantes, tranchée de Lübeck 1500 h. hors de combat
1916 Bataille de Verdun (fév.) : cote 344, cote du Talou puis en avril-mai : étang de Vaux puis Vosges (juin-juil.) : Le Reichsackerkopf Bataille de la Somme (juil.-août) : Bouchavesnes, Curlu, ferme du bois l’Abbé Champagne (oct.-janv.17) : Main de Massiges, Ville-sur-Tourbe
1917 Aisne (janv.-avril) : Hermonville, La Maison Bleue puis offensive du Chemin des Dames : Berméricourt (avril) Verdun (août-sept.) : cote 344 puis Le Mort-Homme, Les Caurettes (nov.-janv.18) En juin, des manifestations de mutineries collectives se produisent : le 1e bataillon réclame la paix à tout prix, dit qu’il ne marchera pas pour prendre l’offensive (Guy Pedroncini -Les mutineries de 1917 éditions PUF, p172)
1918 Lorraine (janv.-avril) : Fréménil puis Belgique (mai-juin) : Vierstraat, ferme Godezonne La Marne (juil.-août) : bois de Courton, Neuville, Champlat puis Champagne : Tahure, Somme-Py, bois du Merle, bois du Pou
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